Dans un autre monde
Posté le 12.03.2008 par freakout
Roger n'a jamais connu les aventures qu'il lisait dans les bandes-déssinées de son enfance. Ce fils d'ouvrier alcoolique fut élevé par la télévision qu'il aura jusqu'à cette soirée considéré comme sa mère. Son fauteuil pli sous les quarante-quatre ans d'avachissement, d'abrutissement. Les diodes de l'écran teintent sa marcelle, normalement jaunie par la sueur, d'une couleur bleutée.
Bien sur, tout le monde prenait ça pour de la folie mais Roger entendait trés souvent des conversations et ceci bien qu'il ne se trouvât dans les lieux les plus déserts.
Lui même avait finit par croire que toutes ces années gavé de son et d'images synthétiques étaient la cause de ces hallucinations.
C'est bien, ce soir il y a les moments forts de la télévision à la télévision. Le programme se déroulait normalement, Roger éclate de rire à chaque chute des présentateurs. Mais voilà qu'un courant d'air lui caresse les épaules. Toutes les fenêtres sont pourtant fermées...
Puis voici qu'il entend maintenant des bruits de pas... des sabots?
Intrigué, Roger tourne la tête et voit tout à coup sortir de son mur un vieillard vêtu d'un peignoire rose, portant un énorme gourdin, et bel et bien chaussé de sabots.
Un frisson serpenta entre les vertèbres de la colonne de notre héro qui se leva et poussa un cri rauque d'effroi, laissant s'échapper les effluves de sandwich au boudin (fermier) qu'il était alors en train d'engloutir et qui se retrouvait sous sa pantoufle...
Notre héro rassembla alors tout son courage et prononca fébrilement:
-Mais... Qui êtes vous?
Le personnage, incrédule:
-Vous... Vous me voyez?
Roger recouvrant ses esprit:
-Bien sur que j'vous vois! Vous venez de sortir de mon mur.. Merde!
Le personnage:
-Non c'est impossible... Ce n'est qu'un simple humain... Mmmmh... Bien puisque vous me voyez, décrivez moi!
Roger:
-Bah y'a pas grand chose à dire... Un peignoire rose pédé avec une paire de sabots degueulasses et un putain d'gourdin! Mais vous fouttez quoi ici?
Le personnage:
-Euh... Je ne sais pas si je suis autorisé à en parler mais aprés tout... Demain j'suis à la retraite. Je suis en mission, ma dernière mission: me trouver un successeur.
Roger:
-Et c'est dans c'putain d'trou qu'vous êtes venu l'chercher?
Le personnage:
-Eh! Mais soyez poli dites-donc! Je viens de courrir aux quatres coins du monde, sans trouver personne qui soit digne de Malor...
-Malor? C'est quoi encore?
-Malor c'est ce gourdin d'or.
-Ben ça alors! Ca fait cador!
-La classe n'est-ce pas?
-En effet...
-Bref! Je suis si fatigué... Courrir le monde et traquer les zolebs ça n'est plus de mon âge. Je suis l'esprit de l'équilibre et ma tâche consiste en la régulation des mauvais esprits qui envahissent ce monde afin de conserver ce que vous appelez la constance quantique de ce monde.
Voyez vous, si trop de zolebs gravitent dans cette dimension, ils créent alors des perturbation dans champs micro-électriques. Vous suivez?
-Bien sur! Vous m'prennez pour un con? J'ai vu tous les "C'est Pas Sorcier"! Si ces perturbations prennaient trop d'ampleur, les positons, electrons et deutérons ne graviteraient plus autour de leur noyau comme il le faudrait et notre monde, l'espace, le temps, la matière, risqueraient de s'éfondrer!
-Parfait! Je crois enfin avoir trouver la bonne personne pour me succéder...
-Eh, doucement! Faut encore qu'je l'veuille!
-Oh! J'ai quelques arguments qui devraient vous convaincre.
Le vieillard sortit de la poche de son peignoire une ribambelle de réductions valables dans toutes les superettes.
-Est-ce possible! Que vois-je? 2€ d'réduc' sur les packs de Kellegen! 5€ sur la cuvée du patron!
-Et la liste est longue et nous n'avons pas le temps de nous y attarder... Il n'y a pas que des réductions! Mais donnez moi plutôt un morceau de boudin...
-Hein? Euh... Ok... Tiens... Mais j'ai marché dessus...
-Imbecilo! HAHAHA!
Le vieillard posa le morceau de charcuterie dans sa main gauche et enfonca son index au coeur de l'immondice. Soudain, le boudin semblait comme vivant, il frémissait d'une energie nouvelle. Le vieillard rengaina:
-Maintenant mange moi ça!
-Eh Quwo??? Ca va pas!? T'es degueulasse?
-Tu veux que j'défonce la téloche?
-Nan, nan! C'est bon j'le bouffe!!!
Hésitant, Roger enfourna le boudin au fond de sa gorge. Tout à coup, il fut pris de convulsions et d'un spasme. Bouffées de chaleur extra-ordinaires puis... plus rien. Roger ouvrit fébrilement les yeux. Le vieillard avait disparu, et notre héro se retrouvait alors vêtu du même uniforme que celui de l'esprit. Ce même uniforme auquel il concédait à ce moment un charme tout autre.
Il vit aussi Malor, posé sur le sol à sa droite. Ce fabuleux Gourdin qui semblait peser une tonne mais que notre héro pouvait soulever aussi facilement d'un sandwich au boudin.
Dés qu'il se saisit de la masse, il fut comme investit d'une force inconnue.
-"À Partir de ce jour, je dédie ma vie au combat contre les zolebs !" Eructa-t-il en levant Malor de tout son haut.
*BOM*
--
Posté le 12.03.2008 par freakout
Un grondement.
Rien qu'un léger grondement assez constant pour alourdir l'air. Le grondement du vent s'engoufrant dans les plaines desertes, meublant le silence limpide...
Soudain, un fracas métallique! Un fracas resonnant. J'ouvre les yeux doucement je tourne la tête mais je ne vois rien... Peut-être que si j'allumais la lumière j'y verrai plus clair. Non! J'attends.
J'entends... Des chuchotements... "Sans tenir compte de la mort"
Bon! Je me décide!
Je soulève les draps, hésitant, m'asseois, pivote, puis me précipite vers l'interrupteur. Mes jambes me répondent à peine... Mais où est-il? Où est cette saloperie?!
Je longe les murs en les caressant, à la recherche de l'interrupteur... La peur me gagne...
J'ai fait le tour mais... Il n'y a pas de fenêtre...? Et mes meubles?
Ca y est! Ca y est bon Dieu de merde j'ai les glandes!
Je refais le tour, les jambes déliées mais tremblantes et ne trouve qu'une poignée de porte. Je n'ai senti ni commissure, ni charnière... Tentons... Je dois sortir, et comprendre ce qui se passe ici.
J'appuie sur la poignée, je tire mais quelquechose bloque! Ce sont mes pieds... Je ne les sens plus mais c'est surement du au reveil... Dans dix minutes je me rendrai compte que j'ai encore fini la soirée dans la cave...
Cette fois ci je l'ouvre, et d'un coup!
L'air s'engouffre instantanément dans la pièce, passe entre mes jambes et m'aspire vers l'exterieur.
Entre mes jambes? Mais je porte... une robe?
Et qu'est ce que c'est que ce bordel? C'est quoi ce couloir?
C'est clair maintenant je ne suis pas chez moi...
La lumière m'aveugle mais j'avance, pieds nus. Le bruit de mes pas sur le sol froid trouve echo.
Je saute, gesticule, me dégourdit les membres encore à moitié endormis. C'est bon!
Personne à l'entour. Le silence de mort règne sur un trône à l'odeur asceptisée et à la blancheur éclatante. Où suis-je?
J'avance encore, jusqu'au bout du couloir, jusqu'à cette pièce où attend cet homme, debout entre cette table et cette chaise...
Posté le 12.03.2008 par freakout
Un beau jour que je marchais dans la forêt:
CRAQUE !
Je Ne Me Laisse Pas Déchirer Comme Ca.
Tiens, Une Petite Histoire, Rien Que Pour Toi:
Il était une fois un prince et une princesse qui vécurent heureux jusqu'à la fin de leur vie qui n'était pas si lointaine qu'on aurait pu le penser. Apprenant cela, le prince s'en alla en quète d'un remède qui pourrait les sauver car ils étaient atteints de la même maladie.
Le prince chevaucha 45 jours sur son étalon nommé Eclair puis mourru avant d'arriver dans la grotte du dragon médecin. Il avait en fait fait un accident de cheval en ne respectant pas, dans sa hâte, une pauvre priorité à droite qui, vexée, mis le feu au prince et à son cheval. Car cette priorité à droite n'était autre que la sorcière Marlène déguisée.
Cette sorcière avait eu la préscience du passage du prince et de sa quète. Elle décida alors de visiter, sous l'apparence du prince, la princesse inquiète.
Arrivée devant la porte du château, elle frappa à grands coups tant et si bien que la porte branlante sortit de ses gonds. Ceci devait être la preuve que le prince avait retrouvé ses forces. La princesse courrut alors vers la sorcière qui l'embrassa amoureusement. Quand vint l'heure du dîner la sorcière fit bombance comme jamais elle ne l'avait fait et décida de guérir la princesse. Mais la princesse n'était pas dupe et au plus noir de la nuit réveilla ses seize marmots pour retourner vivre chez son père.
Découvrant la maison vide au reveil, Marlène repris son apparence d'origine décida de rejoindre la princesse dont elle était tombée amoureuse. Mais en sortant, elle trébucha et tomba à pic d'une falaise.
La princesse vécut alors des années de bonheur dans l'absence de son époux qui avait pour habitude de la battre en revenant de ses quètes. C'est d'ailleurs grâce à ce détail qu'elle découvrit la supercherie de la sorcière.
Ses enfants grandirent jusqu'au jour où elle s'apperçut que l'un deux était un canard. Et pas plus tard que le lendemain, le père de cet enfant qui était lui aussi un canard vint réclamer la couronne en sachant que le roi était mourant.
Et il l'obtint puis baisa la princesse comme la bête sauvage qu'il était. Mais ce canard avait contracté le une grave maladie de la bite chez son amie la baleine et la princesse mourrut dans l'année qui suivit, laissant le canard seul avec les seize enfants. Les paysans se révoltèrent alors car on a pas idée de vivre sous le joug d'un canard des carpates du mexique... C'est vrai quoi, à la fin ! Survint alors un preux chevalier nommé Heldric qui tua le canard grâce à son épée magique nommée Förcreust. Mais la lutte fut si rude qu'il était bléssé et mourrut dans la nuit même.
Le trône était alors vacant. Le conseil des sages du royaume se réunit et décida donc que le nouveau roi serait Heldric. Mais il était mort. Alors ils choisirent quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un d'autre était plutôt jeune, vivant dans la fôret et se nommait Jojo. Jojo était un petit ourson qui régna donc quelques années sur le royaume, depuis sa maison dans la fôret. Jour aprés jour il guida son peuple sur la voie de la prospérité et il était heureux de voir ses sujets si heureux. Jusqu'à ce jour du 14 Avril.
Encore une belle journée au pays de Jojo et de ses merveilleux amis ! Et ce jour plus encore que d'habitude, car c'était l'anniversaire de Jojo, et il aurait 4 ans, ce qui peut sembler peu, mais, si l'on compte en années ours, cela représente quand même 34 de nos années humaines. Autant dire que Jojo, bien qu'étant un ourson, était déjà bien grand. Jojo fut réveillé par les premiers rayons du soleil, s'introduisant gentiment dans sa délicate petite maison, et la vision de l'astre du jour, qui avait pour l'occasion revêtu ses plus belles couleurs, l'emplit de joie et d'allégresse. Il se leva d'un bond alerte, enfila son pelage et sortit en courant humer l'air de ce si joli jour. Quel bonheur, la vision de son jardin fleuri, aux mille couleurs chatoyantes ! Ah, vraiment que la vie est belle ici dans la Forêt Enchantée ! Jojo resta quelques instants à flâner au milieu des imposantes bougainvillées, des crocus jaunes et violets, et des grappes de lilas, puis il décida qu'il était grand temps d'aller rendre visite à ses amis les autres animaux de la forêt, qui avaient sûrement préparé une gigantesque fête en son honneur. Car Jojo, comme tout ourson qui se respecte, adore les cadeaux et les surprises. Il se mit donc en route, d'un pas gaillard, en direction de l'Arbre Vert, où habite Pif Paf le Rossignol. En chemin, il imaginait déjà la fête qui l'attendait, et tentait de deviner de quels superbes présents il serait recouvert : un gros gateau au chocolat, un nouveau pelage, ou... mieux : un gigantesque pot de miel, voilà qui lui ferait vraiment plaisir !
Arrivé au pied de l'Arbre Vert, il gratta de ses pieds l'écorce centenaire pour signaler son arrivée à son ami Pif Paf le Rossignol. Mais celui-ci ne répondit pas. Intrigué, Jojo décida de grimper à l'arbre (les ours font d'excellents grimpeurs, c'est un fait), et à sa grande surprise, il vit que Pif Paf n'était pas dans son nid, qu'il n'avait pas l'habitude de quitter si tôt. Il se dit alors qu'il était peut-être allé chez Pépé le Putois, qui habite à quelques mètres de là à vol d'oiseau. Jojo décidé alors tout naturellement d'aller lui aussi chez Pépé, et il se remit en marche. Quelques instants plus tard, il parvenait devant le terrier du joyeux Pépé, et appela : "Pépé ! Pif Paf ! C'est moi, Jojo !". Pas de réponse. "Hé ! Ho ! Les amis ! Vous êtes là ?". Toujours rien. Décidément, où avaient-ils bien pu tous aller aujourd'hui ? Ils n'avaient quand même pas oublié son anniversaire, s'inquiéta Jojo. Il parcourut donc la forêt de long en large à la recherche de tous ses amis, en vain. Ils semblaient s'être volatilisés, chose explicable pour Pif Paf le Rossignol et Natacha la Corneille, mais sûrement pas pour les autres animaux. La nuit était tombée sur la Forêt Enchantée et, dépité à l'idée de devoir se passer d'anniversaire (et surtout de cadeaux) pour cette année, Jojo le Petit Ourson fut contraint de rentrer chez lui (pour Enchantée qu'elle fut, la Forêt Enchantée n'en était pas moins dangereuse la nuit).
A peine avait-il poussé la porte de sa coquette demeure, qu'un grand cri retentit : "Joyeux Anniversaire !", hurlèrent en coeur les amis de Jojo, qui étaient réunis dans la salle à manger. Jojo ouvrait des yeux ronds comme des noisettes incrédules. Ils étaient tous là : Pépé le Putois, Pif Paf le Rossignol, Arthur le Renardeau, Josiane la Vache Sauvage, Gégé le Raton Laveur, et bien d'autres encore. "Mais... mais..." bafouilla Jojo. "On t'a bien eu !", s'écria Mimi l'Ecureuil, déclenchant l'hilarité générale. Jojo lui aussi se mit à rire ; qu'ils étaient facétieux, ses amis les animaux de la Forêt Enchantée ! Cà pour une surprise, c'était une sacrée surprise ! Ils avaient décoré toute la maison des plus belles fleurs et des plus beaux fruits que Jojo ait jamais vus. Au milieu de la salle trônait une grande table, recouverte de friandises en tous genres, de gateaux, de biscuits et de tartes plus appétissants les uns que les autres... Mais Jojo ne leur adressait même pas un coup d'oeil, absorbé par la vision, au centre de ce splendide tableau, d'un magnifique pot de miel géant !!!
Ah ça oui, Jojo le Petit Ourson se souviendra longtemps de cet anniversaire, le plus beau qu'il ait jamais eu !!!
Le Lendemain, la gueule de bois l'attendait. Il se leva alors doucement pour aller vomir dans ses toilettes. Gris était ce jour ! Mais Jojo décida de sortirhumer l'air de la forêt comme tous les matins. Mais l'odeur de vomi ne le quittait pas. Il décida alors de se laver dans la rosée matinale mais quelqu'un avait pissé sur ses géraniums. Qu'ils étaient facetieux ses amis de la forêt ! Jojo ne savait donc plus quoi faire tout comme moi, je ne sais plus quoi écrire.